Des nouvelles des oiseaux de plaine d’Anjou
En 2023, la LPO Pays de la Loire a initié un programme régional d’actions dédié aux “oiseaux de plaine”, décliné sur le terrain dans les 5 départements de la région par les associations LPO Anjou, LPO Vendée, LPO Loire-Atlantique, LPO Sarthe, et Mayenne Nature Environnement.
En 2026, les associations locales poursuivent des actions d’amélioration des connaissances des espèces ciblées et de protection des nichées, notamment avec le soutien financier de la DREAL des Pays de la Loire.
Ainsi en 2026, la LPO Anjou, poursuit ses actions de détection et protection des nichées de : Busard cendré, Busard Saint-Martin, Œdicnème criard et aussi Courlis cendré.
L’Œdicnème criard aime-t-il les pois-chiche ?
Pour l’Œdicnème criard, les actions correspondent à une déclinaison locale du programme d’action national, dans le département de Maine-et-Loire qui accueille 10 % de la population nationale.
Fin mai 2026, la LPO Anjou et les agriculteurs impliqués comptabilisaient 15 nids protégés de sorte que les travaux agricoles ne nuiront ni aux œufs ni aux poussins. Début juin, 9 nichées avaient déjà éclos, sachant que les premiers poussins ont été vus le 23 avril 2026.
Un nouveau constat de terrain a aussi été fait, en lien avec la rotation des cultures : on savait les nids d’oedicnème fréquemment présents dans les champs de tournesol et de maïs. Cette année, plusieurs nids ont été localisés aussi dans les cultures de pois-chiche ; le calendrier des travaux agricoles pour cette culture semble favorable, cette année du moins, à l’installation des oedicnèmes.

Du côté des Busards : balises, faire-part de naissance et anniversaire
Les Busards aussi ont fait l’objet de l’attention rapprochée de la LPO Anjou. En mai, 2 mâles adultes de Busard cendré (prénommés Pinocchio et Némo) ont été bagués et équipés de balises GPS, afin de suivre leurs trajets, mieux connaître les déplacements de l’espèce, et au final mieux les protéger.
En parallèle, les suivis des nids repérés dans les champs se sont poursuivis, toujours pour pouvoir assurer la protection des nichées au moment des travaux de moisson, en lien avec les agriculteurs. Les suivis sont en partie réalisés avec l’assistance d’un drone, piloté par une personne habilitée et qui respecte une distance de survol suffisante pour ne pas provoquer de dérangement des oiseaux, ce qui a permis de repérer les premiers poussins éclos repérés dans le département tout début juin.
Les plus précoces (ou les premiers à être vus) du département, ces poussins sont aussi ceux d’une “doyenne” : la femelle vient tout juste de fêter ses 16 ans !


Rappel : il est interdit de déranger et déplacer ces espèces, fragiles et protégées par la loi. La manipulation et le survol par drone de ces espèces ont été réalisés par des personnes dûment habilitées et munies d’autorisations spéciales dans le cadre de programmes scientifiques.








