Le réseau des LPO en Pays de la Loire

Pendant le confinement, la faune sauvage réoccupe l’espace

Avr 10, 2020

Renard roux © Jean Noël Pineau - LPO

C’est plutôt une bonne nouvelle ! non ?

Suite à l’article « Les animaux réoccupent les espaces laissés libres » paru dans Ouest-France – 9 Avril 2020, FNE Pays de la Loire, la coordination régionale LPO Pays de la Loire et Bretagne Vivante réagissent.

Prise de conscience et reconnexion à la nature

La situation actuelle liée au Coronavirus COVID-19 a engendré de profonds bouleversements pour nos concitoyens. Partout, dans toutes les éditions, sur toutes les ondes, dans toutes les conversations, les témoignages vont dans le sens d’une réelle prise de conscience autour de la nécessité de modifier nos modes de vie, de consommation…et du besoin de se reconnecter à la biodiversité.

Pour François Halligon, Président de la LPO Pays de la Loire :

« Depuis le début du confinement, de très nombreux témoignages nous arrivent sur le plaisir, dans nos jardins et nos communes, d’écouter de nouveau les chants d’oiseaux, d’observer de nouveau la flore, les insectes,…Ceci se traduisant notamment par une hausse de près de 30 % des nouveaux observateurs sur les bases de données en lignes et par près de 150.000 données supplémentaires collectées au mois de mars 2020 par rapport à mars 2019 sur nos sites « Oiseaux des jardins » et « Faune France».

Preuve, s’il en était besoin, de l’attachement de nos concitoyens à la biodiversité qui les entoure. C’est pourquoi, selon Jean-Christophe Gavallet, Président de FNE Pays de la Loire :

« l’article intitulé « Les animaux réoccupent les espaces laissés libres » paru dans Ouest-France – 9 Avril 2020, nous interpelle, tant il est empreint d’une connotation anxiogène, laissant entendre que la nature est dangereuse pour l’homme ».

Pour Frédéric Signoret, Vice-Président de la LPO Pays de la Loire :

« Personne n’est dupe des raisons profondes de cette prise de position, à l’approche du déconfinement et dans une idéologie de « lutte contre », donc de commerce lié à la destruction. Alors que ce sont justement ces notions d’intervention humaine dans les équilibres écologiques qui sont identifiées depuis toujours parmi les principales causes des désordres naturels ».

Pour Gwenola Kervingant, Présidente de Bretagne Vivante :

« Si l’on veut réellement préserver la santé humaine, apprenons au contraire à vivre avec respect parmi toute cette diversité, et à habiter la Terre avec humilité au lieu de toujours vouloir intervenir et réguler. L’exemple du Renard est symbolique à ce titre, qui doit être retiré au plus vite de la liste des espèces susceptibles de causer des dégâts, son utilité écologique n’étant plus à démontrer (prédateur de rongeurs, participant à l’élimination des animaux malades et des cadavres, évitant justement les épidémies et exerçant donc une sélection naturelle sans porter préjudice à son environnement).

Des changements nécessaires

Faisons les bons choix

Concentrons-nous sur les origines de la situation que nous vivons, qui proviennent toujours de trafics d’animaux, d’élevages en batterie, de mouvements de population d’un continent à l’autre… Bref, de modèles économiques mondialisés et, surtout, de leurs dérives, qui entrainent des effets dramatiques sur les équilibres écosystémiques. Plutôt que de vouloir alarmer et lutter contre la reprise de certains territoires par les oiseaux, les chevreuils, les souris, les insectes,…sensibilisons plutôt aux changements nécessaires de nos modes de consommation et choix de vie.